Tu as peut-être déjà eu cette idée.
Ou tu connais quelqu’un qui y a pensé.
Une vidéo hyper réaliste.
Une célébrité connue.
Un message parfaitement aligné avec ton produit.
Pas besoin de contrat.
Pas besoin de cachet.
Juste une IA, un prompt bien écrit… et tu vends.
Sur papier, ça a l’air brillant.
En réalité, c’est probablement l’une des pires idées marketing de 2026.
Ne fais pas cette erreur. Elle peut te coûter beaucoup plus cher que tu penses.
L’idée qui traverse l’esprit de beaucoup d’entrepreneurs
Quand on voit à quel point les vidéos IA sont devenus réalistes et crédibles, le raisonnement est rapide.
Tu te dis que si tu peux créer une vidéo où une célébrité parle de ton produit — même sans dire explicitement qu’elle l’endosse — tes ventes vont décoller.
Techniquement, c’est faisable.
Marketing-wise, c’est tentant.
Mais juridiquement et stratégiquement, c’est un champ de mines.
L’affaire qui a mis le feu au web cette semaine
Le 15 janvier 2026, Ashley St. Clair a déposé une poursuite majeure contre xAI, l’entreprise derrière Grok, liée à Elon Musk.
La raison est simple.
L’IA aurait généré des images hyper réalistes et compromettantes d’elle, sans son consentement.
Pas une caricature.
Pas un montage évident.
Des images crédibles. Indiscernables de la réalité.
À partir de là, ce n’est plus un débat théorique sur l’IA.
C’est une question de droit à l’image, de consentement et de responsabilité.
Ce que beaucoup d’entrepreneurs n’ont pas compris
Tu n’as pas besoin d’écrire noir sur blanc qu’une célébrité endosse ton produit pour être dans le trouble.
Il suffit que son visage soit reconnaissable, le contexte soit crédible et que l’utilisation serve ton intérêt commercial.
Même si tu ajoutes en petit “contenu généré par IA”.
Même si tu dis que c’est “juste pour tester”.
Le réalisme suffit à créer le préjudice.
Et c’est exactement là que beaucoup se trompent.
Pourquoi c’est encore plus dangereux pour une PME
Les grandes entreprises vont se défendre avec des équipes juridiques complètes.
Toi, non.
Pour une PME ou un entrepreneur solo :
- Une mise en demeure peut faire disparaître ton contenu du jour au lendemain.
- Une plateforme publicitaire peut fermer ton compte sans appel.
- Ta crédibilité peut s’effondrer en quelques heures.
Et contrairement à ce que plusieurs pensent, ce ne sont pas seulement les géants qui sont visés.
Les petites entreprises sont souvent plus faciles à attaquer.
« This is not Morgan Freeman - A look behind the Deepfake Singularity »
Le vrai piège : penser que tout le monde le fait
C’est la même logique que les faux avis Google.
Tout le monde pense que ça passe. Jusqu’au moment où ça ne passe plus.
En 2026, l’IA générative n’est plus un gadget.
C’est un outil à haut risque.
Utiliser l’image d’une célébrité, même générée, sans consentement explicite, c’est jouer avec une allumette dans une pièce pleine d’essence.
Le contexte mondial change vite
Pendant que cette poursuite fait du bruit aux États-Unis, les autorités européennes commencent aussi à s’intéresser sérieusement à ces usages.
Ça veut dire une chose simple :
les règles arrivent. Et elles arrivent plus vite que prévu.
Ce qui est toléré aujourd’hui peut devenir sanctionné demain.
La vraie opportunité pour les entrepreneurs lucides
Pendant que certains cherchent à contourner les limites, d’autres peuvent faire mieux.
Utiliser des avatars fictifs assumés.
Créer des personnages originaux.
Être transparent sur l’usage de l’IA.
En marketing, les raccourcis finissent presque toujours par coûter plus cher... Et celui-ci est particulièrement dangereux.
Si tu pensais utiliser des célébrités générées par IA pour vendre tes produits, considère ceci comme un avertissement clair.
Ce n’est pas audacieux.
Ce n’est pas innovant.
C’est risqué.